Après le premier tour, Nicolas Sarkozy est devenu le pantin du Front national
Tribune publiée le 25 avril sur le site du Nouvel Observateur.
« On ne s’étonnera pas si le spectre de l’extrémisme renait de ses cendres, puisqu’on veille depuis le sommet de l’Etat jusqu’à ses bas-fonds à en entretenir le foyer, que le vent de la crise actuelle n’aura pas de mal à attiser. »
Depuis mars 2010, date à laquelle nous écrivions ces lignes avec le philosophe Guillaume Pigeard de Gurbert dans une tribune publiée par « Le Monde », la « prédiction » s’est malheureusement accomplie. Le Front national, qui réunissait 10% des suffrages lorsque Nicolas Sarkozy est devenu président de la République, en récolte aujourd’hui presque 18%.
Si Marine le Pen a su incontestablement décomplexer son électorat en édulcorant – en apparence – son discours et en ouvrant le programme frontiste à de nouvelles thématiques délaissées jusqu’à présent par l’extrême-droite, elle peut remercier Nicolas Sarkozy qui a soufflé en continu depuis son élection sur les braises du Front national : identité nationale, reconduites massives et expulsions, karcher…
Depuis 2002, le feu n’était certes pas éteint, mais le front républicain mis en place autour du président Jacques Chirac dès le soir du 21 avril l’avait circonscrit. L’ancien président ne s’en était d’ailleurs jamais approché, refusant même le traditionnel débat de l’entre-deux tours avec Jean-Marie le Pen. Cliquez-ici pour lire la suite sur Le Plus
Publié le: 26.04.2012 dans Tribunes.
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