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Le Petit Livre Rouge de la Culture
#PLRC


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Mardi 13 mars
LILLE

Présentation du livre à 19h00 à la librairie Le Bateau Livre, 154 rue Gambetta
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Samedi 17 mars
PARIS

Signatures au Salon du Livre de Paris à partir de 16h00, Porte de Versailles






Présentation

Adjoint au maire de Paris chargé de la Culture
Conseiller régional d’Ile-de-France

Biographie
Né en 1956 à Saumur
Père de deux enfants
Pacsé

Lycée David d’Angers (bac philo)

Diplômé du British Institute à Paris et ancien élève de l’Institut National des Langues Orientales

Administrateur de la Fondation American Center depuis 1996 (Président de 1999 à 2001)

Coproducteur de documentaires (Hold Up Films)

Exploitant Viticulteur à Gigondas (Côtes du Rhône – Vaucluse)

Directeur Stratégie de LVMH (branche mode et maroquinerie)

Membre, Secrétaire Général et Vice Président d’associations de lutte contre le sida jusqu’en 2001 (Arcat Sida – Sidaction)

Membre de Greenpeace et Handicap International

Candidat aux Européennes de juin 1999 sur la liste de Daniel Cohn-Bendit

Maire Adjoint du 4e arrondissement et Conseiller de Paris, 18 mars 2001

Adjoint au Maire de Paris chargé de la Culture, 25 mars 2001

Conseiller régional d’Ile-de-France, 21 mars 2010

Chevalier dans l’ordre National du Mérite, mai 1995 (par le Ministre de la Santé)

Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur, février 2002 (par le Premier Ministre)

Officier dans l’ordre des Arts et Lettres, janvier 2003 (par le Ministre de la Culture)

Président du Conseil d’Administration du 104 – CENTQUATRE, centre de création artistique situé sur l’ancien site des Pompes funèbres de Paris dans le 19e arrondissement.
Vice-président du Conseil d’administration de la Commission du film d’Ile-de-France, juin 2010

Vice Président du Conseil d’Administration du Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme (3ème)

Membre du Conseil d’Administration du Centre national d’art et de culture Georges Pompidou (4ème)
Membre du Conseil d’Administration de l’Institut de la Pensée contemporaine, Université Paris VII
Membre du Conseil d’Administration de l’Université Paris VIII

Membre du Conseil d’Administration du Centre Culturel de l’Ouest – Abbaye de Fontevraud

Vice Président du Conseil d’Administration de l’Hôpital Saint Anne
Membre des Conseils d’Administration de l’Hôtel Dieu et de l’Hôpital Maison Blanche.

Fondateur de Nuit Blanche (1ère édition à Paris le 5 octobre 2002)

Candidat aux Européennes en 2004 en Italie, région centre sur la liste d’Alfonso Pecoraro Scanio (ancien Ministre de l’Environnement de Romano Prodi)

Auteur de trois livres : un essai « Père comme les Autres » (Hachette, 2006), un roman « La Défaillance des Pudeurs » (Le Seuil, 2006), « Le Petit Livre Rouge de Culture » (Flammarion, 2012).

Langues parlées : anglais, allemand, japonais, italien

Sports : canoë kayak, équitation

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Portraits :

- Lefigaro.fr / Cadremploi.fr – 24 octobre 2011
- Les Inrockuptibles – 21 avril 2010
- Tsugi – Mars 2010
- Télérama – 3 février 2010
- La Revue du Vin – Octobre 2009

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Pour en savoir plus sur moi, je vous propose d’écouter mon passage sur Europe 1, dans l’émission « On va s’gêner » présentée par Laurent Ruquier et diffusée le vendredi 8 janvier 2010 :

Partie 1 – Questions à l’invité mystère

Partie 2 - Interview

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(Photo prise par Arnaud Terrier)

Commentaires

Commentaire de CARON Christian
Date: 4 janvier 2010, 22 h 40 min

Nous continuerons à suivre vos infos et vos commentaires qui nous apportent toujours un éclairage singulier qui force à réfléchir autrement.

Commentaire de Lhuilier Michel
Date: 8 janvier 2010, 7 h 51 min

Accepteriez-vous de me recevoir?
Membre de la section Pierre Bérégovoy, psychanalyste, ancien préfet, vivant actuellement à Vannes j’aimerais vous entretenir d’un sujet qu’il n’est guère possible d’exposer autrement que verbalement.
Avec mes remerciements et mes sentiments cordiaux.
Michel Lhuilier

Commentaire de PROUTEAU
Date: 9 janvier 2010, 0 h 03 min

Mr GIRARD,

Je ne sais par quels mots commencer ce mail et surout je ne sais pas s’il sera lu par vous ou d’autres !?

Si c’est par d’autres, je les envie de vous connaître ………
Si c’est par vous, je suis ravi de vous écrire.

Je suis commercial et a chaque déplacements, quand c’est possible, je suis sur Europe 1 à écouter Laurent Ruquier et ses chroniqueurs.
Aujourd’hui, j’ai été ravi car ils m’ont permi de faire votre conaissance, dans les grandes lignes bien sûr, mais cela m’a au moins, et c’est une première, donné envie d’en savoir plus sur vous. D’ou ce mail sur votre blog.

J’ai en fait été très agréablement surpris par votre humour et votre répartie, par votre sincérité et votre aisance mais aussi par votre pudeur dès qu’il s’agissait de l’intime et du privé.
Je ne pensais pas qu’une personnalité politique en était capable ou du moins, pas sans contrôle ou desir de diriger son auditoire.
La politique ne m’attire pas forcément même si je suis a l’écoute de ce qui se dit, pensant que chaque courant a de bonnes idées, la moins bonne de toutes étant qu’ils ne s’écoutent pas et pensent que les autres ont de mauvaises idées!!!

Bref, le but de ce mail n’est pas là.
Je voulais juste vous féliciter pour ce que vous avez pu faire passer comme messages, de façon claire, simple, non directive et même avec beaucoup de charme.
Encore bravo « Mr Mistère ».

Sincèrement, Frédéric

Commentaire de eric de beauvoir
Date: 13 janvier 2010, 17 h 04 min

Christophe,
Merci pour ta présentation et ta volonté de « rendre compte » lors de la réunion de la section du 4°, hier soir. Je vais m’impliquer d’avantage à mon rythme: je suis encore convalescent après une opération de neuro-chirurgie.

Je t’ai trouvé encore plus sympathique/facile d’accès que l’image que j’avais de toi par les médias.

Commentaire de valérie
Date: 2 février 2010, 11 h 35 min

Quel beau parcours vous avez, que de titres… On dirait que vous avez déjà vécu plusieurs vie. Bravo pour vos multiples actions et activités dans les domaines de la culture et de l’écologie

Commentaire de Patrice Destin
Date: 8 mars 2010, 20 h 41 min

Bonjour Christophe!
J’espere que tout va bien!
I am so thrilled to see that you are extremely active in so many diverse positive things in France.
C’est bien moi Patrice de la Air France (Concorde) @ NYC/ JFK**
WOW! It’s been a while!
May God continue to BLESS you!!!
Cheers!
Patrice

Commentaire de Frédéric
Date: 30 mars 2010, 15 h 02 min

Bonjour Christophe,

Un grand OUI pour votre soutien à la non « récupération » de France Télévision Publicité et bravo pour ce formidable parcours.

 » Nous avons besoin d’hommes qui sachent rêver à des choses inédites… » JFK

A bientôt

Frédéric

Commentaire de Jean Delaconte
Date: 18 mai 2010, 20 h 38 min

Mr. Girard,

Je vous ai écouté ce matin à mon arrivée au bureau lors de votre entrevue avec Christianne Charette sur Radio-Canada. Je me suis dit tout de suite qu’il faut que j’achète son bouquin, même les deux, car vous êtes uniquement brilliant et attachant.
Je n’ai pas beaucoup à vous écrire que vous remercier pour la personne que vous êtes. Votre transparence est contagieuse et je comprend que le parcours que je dois prendre, particulièrement dans mon milieu de travail, est celui de transparence afin de vivre le bonheur quotidien avec moi-même.

Merci pour votre témoignage et recevez mes salutations chaleureuses.

Jean D.
Montréal, QC

Commentaire de Sisyphe
Date: 10 septembre 2010, 9 h 18 min

Monsieur,
La découverte de votre blog constitue une bien agréable et intéressante découverte.
Je suivrai ainsi avec beaucoup d’intérêt la publication de vos ultérieures notes culturelle relatives à Paris.
Dans cette attente.
Très cordialement.
Sisyphe

Commentaire de ROY JL
Date: 14 octobre 2010, 13 h 46 min

La mode des auteurs branchés est plutôt d’exploiter les marges, les homos ou les pédophiles, comme le fait Christophe Honoré. Sa pièce de théâtre, Le pire du troupeau, a été donnée au Théâtre Dijon-Bourgogne en février 2001. Invité à participer à l’événement, le cinéma Eldorado avait invité le jeune auteur de trente ans à choisir et à présenter le « plus beau film qu’il ait vu sur l’adolescence » : ce fut Kids, réalisé en 1995 par Larry Clark. A son avis, ce dernier, photographe et cinéaste de cinquante ans, porte sur les ados un regard « exempt des tares présupposées des adultes ». Le scénario de Kids, écrit en 93, est d’un auteur de 19 ans, Harmony Korine. Ces faits, ces âges, ces dates ont leur importance.

Christophe Honoré a écrit plus de dix romans pour la jeunesse. Pour les adultes, il est l’auteur de scénarios de films et de pièces qui parlent du passage difficile qu’est l’adolescence ; sa dernière est Le pire du troupeau. Après la projection de Kids, il a dit combien ce film de photographe était bien cadré. Mais du sujet, il n’a rien dit. Le public était figé, aucune voix n’a exprimé de réaction. C’est en effet ce qui arrive souvent quand ce film est présenté, où que ce soit : les gens sont sonnés et muets, avant de s’en remettre lentement. Silence de l’émotion ? Ce soir-là, l’assistance était particulièrement concernée, des 18-25 ans pour la plupart. On aurait pu espérer que ce film, qui lui parlait d’une phase dont elle sortait, la crise de l’adolescence, ne la paralyserait pas. La faune new-yorkaise décrite leur était-elle si étrangère, si exotique ?

Larry Clark ne ménage pas la sensibilité du spectateur. Sa caméra paraît objective et implacable dans sa description de gosses (Kids) particulièrement déjantés. L’adolescent focalisé est chargé par le scénariste de toutes les abjections : baratineur sans scrupules de fillettes à peine pubères qu’il a l’intention de forcer sans capote, puisque vierges et saines ; voleur des économies de sa mère, tout en cherchant à l’attendrir ; buveur et fumeur enfin. Il fait le faraud devant son pote moins aguerri, qui sniffe et boit tout ce qui passe devant lui, minable chapardeur de supérette. En groupe, ils participeront au lynchage d’un Noir. Ce « héros », porteur du VIH sans le savoir malgré sa stratégie sécuritaire dont d’autres s’inspirent, en Afrique notamment, contamine en réalité toutes les filles qu’il séduit (« Il suffit d’une fois » est le message des associatifs et des professionnels de la santé qui tirent parti du film !). L’une des gamines, séduite un an auparavant, apprend sa séropositivité par hasard en accompagnant une copine au labo. Elle se lance à sa recherche. Pour le mettre en garde ? Pour se venger ? Pour préserver les autres filles ? On ne le saura pas. Comment pourrait-elle le retrouver ? Un copain l’a droguée en boîte et elle marche au radar.

Le film se termine avec le regard clinique, prolongé et complaisant du cinéaste sur le coma toxico-éthylique d’un groupe de gosses emmêlés, agglutinés au terme d’une party branchée. On a compris, l’hécatombe du SIDA est en marche, c’est Meissonnier peignant la Bérézina. En début de cette soirée, une autre petite vierge a été dépucelée avec l’exact discours de la première scène du film. La victime suivante est le copain falot qui, émergeant à peine de l’ivresse, profite de l’inconscience de la fille droguée pour se satisfaire en solo sur cette poupée de son qui est la bombe à retardement du scénario. Les falbalas de La Ronde du roman de Schnitzler et du film d’Ophuls semblent bien loin. La différence est qu’on ne meurt plus de la syphilis alors qu’au moment du film on mourait encore du SIDA. La mode n’est plus aux faux-semblants, elle est au cru, au saignant, au trash, au gore.

Les jeunes spectateurs du film, ce soir-là, pouvaient-ils réagir ? Pouvaient-ils assumer cette dérive ou s’en démarquer ? On était saisi à la gorge par tant d’horreur accumulée. Alors les qualités esthétiques de ce film, on s’en tape un peu, Monsieur Christian Honoré. Et même on les vomit. Tous les plans, cadrages, éclairages, parfaitement fignolés par un photographe réputé, veulent nous faire croire à un documentaire, à un fait-divers vraiment vécu. Le but revendiqué de filmer les ados tels qu’ils sont en liberté, et de dénoncer leur pratique dangereuse du sexe, est plombé par le choix de Larry Clark de se vautrer dans un groupe de jeunes cyniques, dépourvus de morale, d’intelligence et du moindre sentiment, un sous-prolétariat abêti. Tels seraient donc les adolescents dès qu’ils échappent au regard de leurs parents… Cela ne les empêchera pas de grandir et de devenir de bons adultes américains. Réduite à cet exemple, la démonstration est aussi dérisoire que l’était il y a cent ans la prévention de l’alcoolisme ou de la syphilis auprès des écoliers et des conscrits. Devant une telle absence de subtilité et de psychologie, on est abasourdi. On garde bouche cousue.

Ces implications sont ignorées des esthètes qui tiennent à exposer les clichés de Larry Clark, à la Biennale de Lyon dans un endroit retiré ou en pleine gloire comme au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris à l’automne 2010. Dès lors ils s’insurgent qu’une interdiction soit opposée aux moins de 18 ans. On aimerait plus d’intimité pour désamorcer le sujet en insistant sur son caractère new-yorkais pour que le public se sente autorisé à s’en démarquer. On en veut à ce jeune auteur de théâtre de se laisser bluffer par les procédés d’un aîné, aussi grossiers qu’efficaces à première vue. Dans sa pièce, Le pire du troupeau, il ne traite pas du SIDA. Mais elle est aussi morbide, faite de meurtres mutuels dans une fratrie fascinée par l’homosexualité masculine, comme l’est l’auteur. Les parents sont présentés à la fois comme veules et ignorants, nul ne comprend l’autre. L’aîné des trois frères est amoureux d’un garçon de sa classe qu’il a trouvé une nuit en train de faire l’amour au frère cadet. On peut supposer qu’il est le meurtrier de ce frère, par jalousie et dépit amoureux. L’amant revient rôder, deux ans plus tard et c’est le benjamin qui tue alors l’aîné, revendiquant la liberté d’aimer à son tour à sa guise. Les parents sont décrits comme des aveugles qui refusent à la fois la mort du cadet et le motif du crime ; ils assistent sans comprendre au retour des événements, confits dans le « conformisme » dénoncé de leur hétérosexualité.

Qui est le pire berger du troupeau familial ? Dans Kids, les ados américains machos se moquent d’un couple d’homosexuels qui passe. Christian Honoré, s’il avait su lancer la discussion sur le vrai sujet de ce film, l’homosexualité sous-jacente, aurait-il revendiqué comme moyen préventif l’enfermement des adolescents de sa pièce dans l’amour masculin, ou les aurait-il placés au même niveau marginal dans la panoplie des conduites à risque ? Le flirt avec le danger est une revendication de la jeunesse. Sport extrême, moto, maladies sexuellement transmissibles, les risques courtisés tuent. Mais, à vingt ans, ne se sent-on pas immortel ? Croit-on avoir encore besoin d’un berger, d’un pasteur ? Un frère aîné ou un amant de même sexe peuvent-ils compenser des parents indifférents ? A tout prendre le public préfère une fiction avérée à ce pseudo-documentaire pervers et putassier.

Commentaire de ROY JL
Date: 14 octobre 2010, 13 h 47 min

La mode des auteurs branchés est plutôt d’exploiter les marges, les homos ou les pédophiles, comme le fait Christophe Honoré. Sa pièce de théâtre, Le pire du troupeau, a été donnée au Théâtre Dijon-Bourgogne en février 2001. Invité à participer à l’événement, le cinéma Eldorado avait invité le jeune auteur de trente ans à choisir et à présenter le « plus beau film qu’il ait vu sur l’adolescence » : ce fut Kids, réalisé en 1995 par Larry Clark. A son avis, ce dernier, photographe et cinéaste de cinquante ans, porte sur les ados un regard « exempt des tares présupposées des adultes ». Le scénario de Kids, écrit en 93, est d’un auteur de 19 ans, Harmony Korine. Ces faits, ces âges, ces dates ont leur importance.

Christophe Honoré a écrit plus de dix romans pour la jeunesse. Pour les adultes, il est l’auteur de scénarios de films et de pièces qui parlent du passage difficile qu’est l’adolescence ; sa dernière est Le pire du troupeau. Après la projection de Kids, il a dit combien ce film de photographe était bien cadré. Mais du sujet, il n’a rien dit. Le public était figé, aucune voix n’a exprimé de réaction. C’est en effet ce qui arrive souvent quand ce film est présenté, où que ce soit : les gens sont sonnés et muets, avant de s’en remettre lentement. Silence de l’émotion ? Ce soir-là, l’assistance était particulièrement concernée, des 18-25 ans pour la plupart. On aurait pu espérer que ce film, qui lui parlait d’une phase dont elle sortait, la crise de l’adolescence, ne la paralyserait pas. La faune new-yorkaise décrite leur était-elle si étrangère, si exotique ?

Larry Clark ne ménage pas la sensibilité du spectateur. Sa caméra paraît objective et implacable dans sa description de gosses (Kids) particulièrement déjantés. L’adolescent focalisé est chargé par le scénariste de toutes les abjections : baratineur sans scrupules de fillettes à peine pubères qu’il a l’intention de forcer sans capote, puisque vierges et saines ; voleur des économies de sa mère, tout en cherchant à l’attendrir ; buveur et fumeur enfin. Il fait le faraud devant son pote moins aguerri, qui sniffe et boit tout ce qui passe devant lui, minable chapardeur de supérette. En groupe, ils participeront au lynchage d’un Noir. Ce « héros », porteur du VIH sans le savoir malgré sa stratégie sécuritaire dont d’autres s’inspirent, en Afrique notamment, contamine en réalité toutes les filles qu’il séduit (« Il suffit d’une fois » est le message des associatifs et des professionnels de la santé qui tirent parti du film !). L’une des gamines, séduite un an auparavant, apprend sa séropositivité par hasard en accompagnant une copine au labo. Elle se lance à sa recherche. Pour le mettre en garde ? Pour se venger ? Pour préserver les autres filles ? On ne le saura pas. Comment pourrait-elle le retrouver ? Un copain l’a droguée en boîte et elle marche au radar.

Le film se termine avec le regard clinique, prolongé et complaisant du cinéaste sur le coma toxico-éthylique d’un groupe de gosses emmêlés, agglutinés au terme d’une party branchée. On a compris, l’hécatombe du SIDA est en marche, c’est Meissonnier peignant la Bérézina. En début de cette soirée, une autre petite vierge a été dépucelée avec l’exact discours de la première scène du film. La victime suivante est le copain falot qui, émergeant à peine de l’ivresse, profite de l’inconscience de la fille droguée pour se satisfaire en solo sur cette poupée de son qui est la bombe à retardement du scénario. Les falbalas de La Ronde du roman de Schnitzler et du film d’Ophuls semblent bien loin. La différence est qu’on ne meurt plus de la syphilis alors qu’au moment du film on mourait encore du SIDA. La mode n’est plus aux faux-semblants, elle est au cru, au saignant, au trash, au gore.

Les jeunes spectateurs du film, ce soir-là, pouvaient-ils réagir ? Pouvaient-ils assumer cette dérive ou s’en démarquer ? On était saisi à la gorge par tant d’horreur accumulée. Alors les qualités esthétiques de ce film, on s’en tape un peu, Monsieur Christian Honoré. Et même on les vomit. Tous les plans, cadrages, éclairages, parfaitement fignolés par un photographe réputé, veulent nous faire croire à un documentaire, à un fait-divers vraiment vécu. Le but revendiqué de filmer les ados tels qu’ils sont en liberté, et de dénoncer leur pratique dangereuse du sexe, est plombé par le choix de Larry Clark de se vautrer dans un groupe de jeunes cyniques, dépourvus de morale, d’intelligence et du moindre sentiment, un sous-prolétariat abêti. Tels seraient donc les adolescents dès qu’ils échappent au regard de leurs parents… Cela ne les empêchera pas de grandir et de devenir de bons adultes américains. Réduite à cet exemple, la démonstration est aussi dérisoire que l’était il y a cent ans la prévention de l’alcoolisme ou de la syphilis auprès des écoliers et des conscrits. Devant une telle absence de subtilité et de psychologie, on est abasourdi. On garde bouche cousue.

Ces implications sont ignorées des esthètes qui tiennent à exposer les clichés de Larry Clark, à la Biennale de Lyon dans un endroit retiré ou en pleine gloire comme au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris à l’automne 2010. Dès lors ils s’insurgent qu’une interdiction soit opposée aux moins de 18 ans. On aimerait plus d’intimité pour désamorcer le sujet en insistant sur son caractère new-yorkais pour que le public se sente autorisé à s’en démarquer. On en veut à ce jeune auteur de théâtre de se laisser bluffer par les procédés d’un aîné, aussi grossiers qu’efficaces à première vue. Dans sa pièce, Le pire du troupeau, il ne traite pas du SIDA. Mais elle est aussi morbide, faite de meurtres mutuels dans une fratrie fascinée par l’homosexualité masculine, comme l’est l’auteur. Les parents sont présentés à la fois comme veules et ignorants, nul ne comprend l’autre. L’aîné des trois frères est amoureux d’un garçon de sa classe qu’il a trouvé une nuit en train de faire l’amour au frère cadet. On peut supposer qu’il est le meurtrier de ce frère, par jalousie et dépit amoureux. L’amant revient rôder, deux ans plus tard et c’est le benjamin qui tue alors l’aîné, revendiquant la liberté d’aimer à son tour à sa guise. Les parents sont décrits comme des aveugles qui refusent à la fois la mort du cadet et le motif du crime ; ils assistent sans comprendre au retour des événements, confits dans le « conformisme » dénoncé de leur hétérosexualité.

Qui est le pire berger du troupeau familial ? Dans Kids, les ados américains machos se moquent d’un couple d’homosexuels qui passe. Christian Honoré, s’il avait su lancer la discussion sur le vrai sujet de ce film, l’homosexualité sous-jacente, aurait-il revendiqué comme moyen préventif l’enfermement des adolescents de sa pièce dans l’amour masculin, ou les aurait-il placés au même niveau marginal dans la panoplie des conduites à risque ? Le flirt avec le danger est une revendication de la jeunesse. Sport extrême, moto, maladies sexuellement transmissibles, les risques courtisés tuent. Mais, à vingt ans, ne se sent-on pas immortel ? Croit-on avoir encore besoin d’un berger, d’un pasteur ? Un frère aîné ou un amant de même sexe peuvent-ils compenser des parents indifférents ? A tout prendre le public préfère une fiction avérée à ce pseudo-documentaire pervers et putassier.
Dr Jean Louis Roy.

Commentaire de CALLA Gabriel
Date: 25 octobre 2010, 17 h 19 min

Monsieur, mon commentaire est très éloigné des précédents. Je vous fais part de mon indignation à propos des mots que vous auriez prononcés lors du décès de Georges Frêche. Vous ne connaissez certainement pas notre région Languedoc Roussillon ni Montpellier. Vous savez la France d’en bas, celle des ploucs. Mais l’été nous sommes quand même connus par les touristes pour les plages, les chateaux cathares, nos monuments des diverses villes de notre belle région ; et ceci en partie grâce à M. Frêche.

Commentaire de Frédérique de Watrigant
Date: 4 février 2011, 12 h 35 min

Au sujet de l’affaire Monet, je vous remercie de relayer cette information.
J’ai bien connu Madame Howard-Johnston qui était la fille du peintre Helleu (ami de Monet). Cette bataille a duré 20 ans et a rythmé ses dernières années. Elle n’a jamais renoncé malgré les pressions dont elle a pu faire l’objet. Elle est décédée en juin 2009 à l’âge de 104 ans sans connaître l’aboutissement de cette affaire. je suis heureuse qu’enfin ce scandale éclate au grand jour… tout en restant dubitative sur la conclusion de cette étrange affaire.
Bien cordialement,

Commentaire de Henquet Violette
Date: 7 février 2011, 14 h 43 min

Bonjour!
Je suis étudiante au Celsa en master de communication et je prépare actuellement un mémoire sur le Centquatre, comme image de la politique culturelle de Paris. Je souhaiterais savoir si vous aviez un peu de temps à m’accorder pour en discuter ou si vous pouviez me diriger vers une personne qui serait impliquée dans la création du projet du Centquatre et qui pourrait m’en parler.
Je peux bien sûr vous envoyer des compléments d’information sur ma recherche par mail.
Je vous remercie vivement!
Violette Henquet

Commentaire de ramon llinas
Date: 3 avril 2011, 19 h 35 min

Après plus de 25 ans, le sida reste. Il est plus facile socialement, expliquer comment guérir un cancer, mais il est plus difficile d’éduquer les nouvelles générations de comprendre quelle est la maladie du sida. La génération des années 80 a été frappé par l’épidémie. Le sacrifice de celui-ci, n’a pas beaucoup aidé, la maladie continue de croître. Nous devons rester vigilants et aider à trouver une solution.

Commentaire de lhinares
Date: 5 septembre 2011, 13 h 41 min

bonjour,

Je suis une administrée du 4ème arrdt et je travaille à la DAJ; surtout, je suis née à Saumur : votre intervention dans le CDO du 1er septembre et ses réactions m ont mise en joie
Vous savez, la façon la plus belle d’arriver à Saumur reste de passer par les Ardilliers qui est la plus belle église d’Europe; mais c’est vrai venant de votre maison..
Vous oubliez aussi le white-trashet, c’était très drôle h&m le jour de l ouverture
Isabelle

Commentaire de Michel J.
Date: 9 janvier 2012, 18 h 51 min

Bonjour M.Girard,

Par hasard ce matin, je suis tombé sur votre entrevue à l’émission l’Invité diffusée à TV5 ( Au Québec).
Enfin un discours rafraîchissant en ces temps de morosité économique, ou le marché et les profits prennent toute la place.
Nous ne sommes pas vraiment choyé de ce coté de l’atlantique avec ces positions plus près des gens.
Je ne vous connaissais pas et probablement que je n’entendrai plus parler de vous, mais je vous encourage à continuer vos actions qui nous redonne l’espoir dans l’être humain. En espérant que vos actions seront contagieuses.

Commentaire de Fenoyl
Date: 20 janvier 2012, 9 h 41 min

Indignez-vous dit-on ! : et bien voilà. je vais très souvent au MAMVP et à chaque fois j’ai le même pincement au coeur. Les 5 tableaux : Matisse, Picasso, Braque, Modigliani et Léger ont bel et bien volés et peut être détruits. c’est une immense perte pour l’art et une trahison faite aux légataires ou donateurs, ceci à cause de l’indifférence et de l’absence de responsabilité. Monsieur Girard, comment pouvez-vous être toujours assis à votre poste ?

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