La « Nuit blanche » perturbée par quelques centaines d’« Indignés » à Tel-Aviv (AFP)
Plusieurs centaines de personnes ont perturbé jeudi soir les événements culturels de rue organisés à l’occasion de la « Nuit blanche », à Tel-Aviv, pour protester contre la répression policière lors de récentes manifestations sociales.
Environ 200 personnes se sont rassemblées en début de soirée en face du théâtre Habima, au centre de la ville, a constaté un journaliste de l’AFP. Les manifestants brandissaient des pancartes pour la « justice sociale » et contre le maire de la ville, Ron Huldaï, a-t-il précisé.
Nombre d’entre eux portaient des tee-shirts noirs, une allusion à la campagne, lancée sur Facebook, appelant à l’organisation d’une « Nuit noire » en contre-point à la « Nuit blanche », un festival nocturne annuel attirant des milliers de participants, organisé par la mairie de Tel-Aviv.
Les manifestants ont perturbé par leurs cris les événements – concerts, spectacles, défilés, films en plein air – organisés sous le patronage de la mairie, a rapporté le journaliste de l’AFP.
Le styliste français Jean-Charles de Castelbajac devait se produire dans la soirée avec son groupe Nouvelle vague pour un spectacle mêlant installations plastiques, création mode et musique électro.
Certains participants à la « Nuit noire » portaient des tentes, symboles du mouvement social de l’été dernier lorsque des milliers d’Israéliens avaient campé dans les rues, dans les principales villes du pays, pour protester notamment contre la cherté des loyers.
Plus tard dans la soirée, une porte-parole de la police a indiqué que « parallèlement aux manifestations de la Nuit blanche, 350 personnes défilaient pour la justice sociale dans le sud de la ville ».
Certains artistes, parmi lesquels l’écrivain Etgar Keret, ont annoncé cette semaine qu’ils se retiraient du festival pour protester contre les violentes arrestations, samedi dernier, de manifestants qui tentaient de relancer le mouvement social de l’été 2011.
Une manifestation de plusieurs milliers de personnes contre l’arrestation violente de Dafni Leef, égérie du mouvement social de l’été dernier, avait dégénéré samedi en échauffourées avec la police.
Dafni Leef est l’étudiante qui avait initié les manifestations sociales de 2011, les plus importantes de l’histoire d’Israël, en étant la première à planter sa tente sur le boulevard, un des lieux les plus huppés de Tel-Aviv.
Ces deux derniers mois, des tentatives pour relancer le mouvement n’ont rassemblé que quelques milliers de personnes, loin de la mobilisation de 2011 qui avait culminé le 3 septembre avec près d’un demi-million d’Israéliens dans la rue pour la « justice sociale ».
A titre personnel, j’ai eu plusieurs échanges téléphoniques jeudi soir avec DL, la leader du mouvement.
Publié le: 29.06.2012 dans Lu-vu-entendu.
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